Octave Léon LABARRE est né le 6 juin 1880 à Tremblay, aujourd’hui Tremblay-en-France (Seine-et-Oise, aujourd’hui Seine-Saint-Denis), fils de Pierre Louis, charretier, et de Rosalie Devouge, gantière, déjà parents de Marie Léontine née en 1879 et dont les familles sont installées à Tremblay depuis le XVIIIe siècle. Une autre fille, Juliette Pauline naît en 1882.

Recruté avec la classe 1900 au bureau de Versailles (Seine-et-Oise, aujourd’hui Yvelines), il est incorporé le 16 novembre 1901 au 18e Bataillon de Chasseurs à pied, en qualité de clairon, jusqu’au 19 septembre 1904 et se voit accorder un certificat de bonne conduite.

Il épouse le 23 septembre 1905 à Tremblay-lès-Gonesse, aujourd’hui Tremblay-en-France, Léonie Marie Alice Boullonnois. Un fils naît de leur union, Léon Pierre Barthélémy Octave en févier 1909. Exerçant le métier de journalier, il demeure rue de la Boulangerie (aujourd’hui rue de la Mairie) à la veille de la Première Guerre mondiale.

Rappelé à l’activité par la mobilisation générale du 1er août 1914, il est affecté au sein du 66e Bataillon de Chasseurs à pied, dans lequel sert également Alfred Valentin Sendron. Deuxième clairon, il meurt des suites de blessures de guerre le 14 avril 1916 à Sainte-Menehould (Marne) à l’âge de 28 ans.

Cité comme « excellent chasseur, d’un moral très élevé et d’une bravoure exemplaire. Blessé très grièvement le 7 avril 1916 dans la tranchée de 1e ligne, a maîtrisé sa douleur et a refusé le secours des brancardiers afin de permettre le secours immédiat d’un des camarades blessé à côté de lui », il est décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre avec palme.

Trois mois plus tard, meurt Emile Eugène Villiot, son cousin germain.

Octave Labarre est inhumé au cimetière de Tremblay (concession n°179 D7) et son nom est inscrit sur les monuments aux morts érigés à Tremblay en 1920 et 2014.

Télégramme destiné au maire de Tremblay-lès-Gonesse au sujet de la gravité des blessures d’Octave Labarre, le priant d’en informer son épouse, avril 1916.
Télégramme destiné au maire de Tremblay-lès-Gonesse au sujet de la gravité des blessures d’Octave Labarre, le priant d’en informer son épouse, avril 1916.

Sources : Archives communales de Tremblay-en-France, registres paroissiaux 1721-1792 (1GG 8-13), état civil 1793-1917 (1E 1-24), recensement de la population 1881-1921 (1F2 1-2), Archives départementales des Yvelines, registres matricules 1900 (1R/RM 307), Service historique de la Défense, fichier des « Morts pour la France ».

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